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d’après le roman policier de Yannis Maris Meurtre à Kolonaki.
« Στο Άγνωστο ήταν μαζεμένος κόσμος, στρατός παρατεραγμένος, κίνηση. Είδε τα τραμ σταματημένα. Από τον Άγνωστο έφτασε ο ήχος της μουσικής. Ο Δημήτρης Φλωράς είδε τον κόσμο που έφευγε. Η τελετή θα είχε τελειώσει. »
« A l’Inconnu, il y avait du monde amassé, une armée en formation, du mouvement. Il vit les trams arrêtés. De l’Inconnu lui parvenait le bruit de la musique. Dimitri Floras vit la foule qui se dispersait. La cérémonie devait être finie. »
Nous savons exactement où se trouve Dimitri : sur la place de la Constitution avec le bâtiment du sénat en arrière-plan, devant le tombeau du Soldat Inconnu, où les evzones montent la garde, font la relève tous les soirs à 17h, et où ont lieu les cérémonies et parades militaires. Sur le mur sont inscrites toutes les batailles auxquelles les forces grecques ont participé. Nous sommes au coeur d’Athènes, entre les quartiers résidentiels et les rues commerçantes. Dimitri attend Myrthô et ne sait comment s’y prendre pour épier sa sortie de l’agence de voyages. Comme cela arrive souvent chez Maris et aussi dans la vraie vie, il va se réfugier dans un café.
« Κατεβαίνοντας από το πεζοδρόμιο, γύρισε για μια τελευταία φορά στο εσωτερικό του Ιντερνασιονάλ. Από του Ζαχαράτου, θα μπορούσε να παρακολουθεί την είσοδο του Γραφείου Ταξιδιών. Έριξε το βλέμμα του στα παλιά κτίρια, που έμεναν ακόμα γύρω από την πλατεία Συνδάγματος… Πόσα απ´αυτά θα υπάρχουν μέσα σε δέκα χρόνια στην Αθήνα; αναρωτήθηκε. »
« En descendant du trottoir, il se tourna une dernière fois vers la façade de l’International. Du Zacharatou, il pourrait surveiller la sortie du Bureau des Voyages… Il tourna son regard vers les bâtiments anciens, qui existaient encore autour de la place Syndagma… Combien d’entre eux existeraient dans 10 ans à Athènes ? se demanda-t-il. »
Du café qui lui sert de poste d’observation, il admire les constructions othoniennes, qui malgré leur caractère imposant ne sont pourtant pas les plus belles d’Athènes… C’est le jeune roi Othon d’origine bavaroise, qui au XIX° siècle fit passer Athènes de bourgade peu à peu tombée dans l’oubli au rang de capitale d’un royaume. Les bâtiments construits à cette époque, et qui se veulent néo-classiques, contrastent vivement avec l’architecture classique traditionnelle mais aussi avec l’ancienne ville gréco-turque du quartier de Plaka au nord de l’Acropole. Les réflexions existentielles, que lui suggère la transformation de la ville, le distraient un moment de son désarroi et peu à peu apaisent son angoisse.
Traduction: GP. Photo: (c) tous droits réservés à GP.