Dans les pas de Dimitri Floras rue Panépistimiou, 3

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d’après le roman policier de Yannis Maris Meurtre à Kolonaki.

« Πήρε την οδό Φιλελλήνων. Στο Σύνδαγμα έλαμπαν τα φώτα του Κινκ Τζώρτζ. Ανέβηκε στην Πανεπιστημίου. Μέσα στου Γιαννάκη μερικοί τελευταίοι θαμώνες έπαιρναν τον καφέ τους. Στο μπαλκόνι της εφημερίδας Πρωινή έλαμπε η φωτεινῆ επιγραφή. »

«  Il prit la rue Philhélinon. A Syndagma, les lumières du King George brillaient. Il monta la rue Panepistimiou. A l’intérieur du Yannaki, quelques habitués prenaient leur café. Au balcon du journal Proïni, brillait l’enseigne lumineuse. »

Partant du quartier Makrigiani où il habite, le jeune homme emprunte une rue parallèle au jardin national, la rue des Philhellènes et passe devant le sénat. Le grand hôtel du King George se trouve en face, puis il va sur l’esplanade où stationne la garde des Evzones. C’est la garde nationale de parade dont les soldats – tous plus d’1,90m – portent les uniformes des klephtes (littéralement « les voleurs » ) de la guerre d’indépendance. Puis Dimitri tourne à gauche en direction de la place Omonia, sans aller toutefois jusque-là. Car son errance est circonscrite dans un quadrilatère où vivent les privilégiés, qui va du Zappion (palais dont les frères Zappas firent don à la ville d’Athènes et qui communique avec le jardin national) à l’Université et de la colline du Lycabette à Syndagma. Il emprunte la rue de l’Université, mais Maris ne nous dit pas où il s’arrête ni ce qu’il fait et laisse un peu dans le flou son itinéraire. Différents cafés ponctuent son chemin ainsi que le siège du journal Le Matin. Car Dimitri ne sait pas où il va…mais la déambulation dans une ville qu’il aime favorise l’introspection et soigne ses blessures.

Traduction: GP. Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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