Chez les danseurs…

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…le coryphée, c’est celui qui n’est pas encore au sommet de son art mais qui peut danser en soliste. C’est le quatrième des cinq échelons du ballet de l’Opéra de Paris devant le quadrille et derrière le sujet, le premier danseur et l’étoile… En somme, le coryphée est encore au bas de l’échelle mais il a des possibilités !  L’origine du mot de grec ancien ἡ κορυφή va dans le même sens : sans doute venu de la racine signifiant nourrir, faire croître, il augure des lendemains qui chantent et de grandes espérances. C’est là que nous laissons notre danseur : dans la pente escarpée, les yeux rivés vers la cime au-dessus de lui… Car au fil du temps le mot grec se fait plus indulgent : du chemin vers le sommet, il ne retient que le sommet, de l’aspiration à l’excellence, il ne retient que l’excellence… et le grec moderne enfonce le clou : η κορυφή c’est le sommet, la pointe, la cime. Voilà un bon exemple du devenir des mots qu’on ne maîtrise pas, qui vivent leur vie propre et qui décident de s’arrêter à un certain endroit et pas ailleurs !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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