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… Duchesse de Plaisance et fille de l’Intendant de Saint-Domingue, se sépare de son époux quand il est nommé au début du XIX° siècle Gouverneur de Hollande. L’obligation de quitter Paris n’y est pour rien… Riche, fantasque, excentrique, exubérante voire étouffante, c’et le moment où cette grande voyageuse née à Philadelphie choisit de s’embarquer avec sa fille Elisa pour l’Italie, puis la Grèce. Sous le coup d’une ambition démesurée, elle se verrait bien une sorte de souveraine-bis pour les Grecs ! Ses séjours dans le pays, où elle fait construire le palais de Rododaphné -devenu depuis le Musée Byzantin- sur la colline du Pentélique dans un domaine de plus de 1700 hectares, sont autant d’occasions d’aventures rocambolesques dignes d’un roman échevelé. On a même dit qu’enlevée par des brigands réclamant rançon, ce sont ses paysans qui l’ont délivrée, mais ce n’est pas fini : Elle navigue sur le bateau de Miaoulis le héros de l’Indépendance grecque, fomente des intrigues – on prétend qu’elle est compromise dans l’assassinat de son ami Capo d’Istria, gouverneur de la Grèce libérée. Elle crée des écoles pour jeunes-filles méritantes, promet sa fille Elisa à différents jeunes-gens puis se rétracte quand elle trouve un meilleur parti, se convertit au judaïsme, voyage en Turquie, en Syrie puis au Liban où Elisa meurt de la peste ou peut-être du choléra. Pour la Duchesse de Plaisance, c’est la fin de l’errance. Désormais elle va vivre et mourir à Athènes, seule dans son palais, vêtue à l’antique et ,dit-on, le crâne rasé.
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