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Au-delà de l’aspect tragique et humain, la rançon remise à Achille par Priam le roi de Troie, sur les conseils d’Iris la messagère des dieux, pour récupérer le corps de son fils Hector mort au combat, en dit long sur ce que les Grecs de l’Antiquité considéraient comme « précieux » : « (…) il ouvrait le beau couvercle de ses coffres. Il y prit douze voiles splendides, douze vêtements d’étoffe non doublée, autant de couvertures, autant de pièces d’un beau tissu, et de plus autant de tuniques. Puis il pesa et prit une somme de dix talents. Il prit encore deux trépieds étincelants, quatre bassins, puis une coupe admirable que les Thraces lui avaient donnée quand il était venu chez eux en ambassade, merveilleux présent : le vieillard n’épargna même pas ce trésor de son palais, tant il désirait en son coeur délivrer son cher fils ». Le lecteur du XXI° siècle est surpris de l’importance donnée aux vêtements et aux pièces de tissu et si, les dix talents -or ou argent, on ne sait pas- sont une somme considérable, ils restent cependant des éléments parmi d’autres dans l’énumération des objets précieux destinés « à l’immense rançon de la tête d’Hector », ainsi que la qualifie Homère.
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