Cède rouet contre bons soins…

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Je possède un authentique rouet grec – bien que l’idée d’en acquérir un ne m’ait jamais effleurée- qui encombre, il faut bien le dire, le haut d’un bahut rustique dans un recoin de couloir… Une amie, croyant bien faire et surtout me faire plaisir, m’apporte un jour un rouet assez grand et en très bon état qui était dans la  maison de ses parents. Surprise, remerciements et déploiement d’un stock d’arguments visant à prouver que ce rouet serait mieux chez quelqu’un d’autre : « Je n’aime pas particulièrement les rouets, je ne sais pas où le mettre ( bahut rustique, détourne le regard ! ), mes petits-enfants vont le casser, donne-le à quelqu’un qui adore les objets traditionnels des campagnes… » Mais elle me rétorque : « Ce rouet est fait pour toi ! Je l’ai ramené en autobus, lors de mon premier voyage en Grèce en 1971, aux prix de mille difficultés pour l’offrir à ma mère, une ancienne couturière qui l’a conservé pendant 49 ans… Tu aimes les traditions populaires grecques, tu connaissais ma mère et tu sais coudre. » Et en plus maintenant il faut que je me documente sérieusement pour expliquer à mes petits-enfants comme ça marche, ce truc-là, car je sais peut-être coudre mais je ne sais pas filer ! J’en suis même à envisager un voyage en autobus pour ramener le rouet dans son village natal du Parnasse… et qu’on n’en parle plus !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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