Grec des villes et Grec des champs.

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Il y a de fortes chances pour qu’il y a quelques décennies, le Grec des villes connût l’ argot et le parlât accessoirement et que le Grec des champs s’exprimât plutôt par proverbes et expressions populaires pratiquement touts issus de la ruralité. Jusqu’aux années 70 le secteur primaire dominait toute la vie grecque et influençait le langage familier car l’argot ne touchait vraiment que les populations jeunes, urbaines et industrielles. Par ailleurs il y a très peu d’expressions savantes dans le langage de tous les jours, si l’on excepte les références aux Evangiles, ce qui fait que la principale source des expressions populaires est encore, avec un temps de retard sur les changements sociétaux inévitables, la campagne !  De plus, le proverbe a la vie dure ! Du fait de sa forme courte, rythmée, balancée et souvent de sa valeur morale, il a traversé les siècles. C’est la philosophie du paysan, du pauvre, des gens simples. Il est basé sur l’observation de la vie quotidienne qui a, pourtant, sérieusement changé …  Car la population vit de plus en plus en ville et ne fréquente le village que les jours de fêtes religieuses et pour les élections où chacun revient voter dans son fief. Donc, on continue volontiers à parler « paysan » mais sans, toutefois, en connaître véritablement les origines. Car une formule n’est véritablement comprise que par les gens qui vivent quotidiennement dans le milieu qu’elle évoque. Quand il y a distorsion entre la réalité et le langage, il y a incompréhension totale !

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