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Quand on entre dans le Parthénon, on passe à travers le grand corridor de colonnes, puis on arrive à un vestibule fermé par des grilles de bronze entre 6 colonnes doriques. On l’ appelle le pronaos. Ca veut dire tout simplement ce « qui est avant le temple ». Tu vas me dire : « Mais j’y suis déjà dans le temple ! » Oui, tu es dans la partie où l’on peut entrer, mais ensuite dans le naos qui est la maison du dieu personne ne peut rentrer sauf les prêtres. A ce moment-là, tu peux lever les yeux et regarder la frise qui court sur tout le périmètre du temple. Une frise c’est un dessin ou une sculpture qui ne s’arrête pas, qui n’est pas délimité en longueur par un cadre. Tu comprends qu’il faut représenter une scène très longue pour faire une frise, on ne s’amuse pas à en faire une pour dessiner juste un bouquet de fleurs…Et le périmètre est si long, 160 mètres ! qu’on a pu représenter toute une procession sur 1 mètre de hauteur. Tu ne sais peut-être pas ce qu’est une procession… Ce sont des gens qui marchent derrière une statue de dieu en priant. Quand on dit : « procession » on pense tout de suite « religion » ! Dans cette partie du temple où les fidèles pouvaient encore se promener, tout en haut des murs le sculpteur Phidias et ses élèves ont représenté 360 personnages qui marchent tous vers l’Est, là où se trouve l’entrée du temple. C’est la représentation d’une véritable procession qui avait lieu à Athènes tous les 4 ans : « Les Panathénées ». Et ça servait à quoi ? Tous les 4 ans on habillait la statue de la déesse Athéna avec un nouvel habit qu’on appelait un péplos- ça ressemble à un grand manteau sans manche- et bien sûr on lui enlevait l’ancien qui devait être tout sale et chiffonné. Pendant 4 ans, les Ergastines, des jeunes-filles de la bonne société athénienne filaient et tissaient ce fameux péplos. Parmi ces 360 sculptures, il y a celles de Zeus, d’Héra, d’Iris la messagère des dieux, des prêtres, des archontes – ce sont des juges – des musiciens, des cavaliers, les Ergastines, des jeunes-gens portant des cruches sur l’épaule, des vieillards avec des rameaux – ce sont des feuilles d’arbres- , des simples citoyens, des éphèbes – ce sont des jeunes gens qui font leur service militaire- et tout un tas d’animaux : des moutons, des chèvres qu’on amène pour le sacrifice et … beaucoup de chevaux… Tellement de chevaux que les sculpteurs se sont emmêlés leurs pattes. Si on compte les pattes, on s’aperçoit qu’il y a des pattes en trop qui n’appartiennent à aucun cheval !
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