Géographie et organisation politico-sociale ?

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Il semble que la configuration de la nature grecque a pu influencer la formation d’entités, de villages, de cités qui ne pouvaient qu’être indépendants les uns des autres.  Les Grecs ne sont jamais à plus de 100 kms de la mer. Elle est donc partout, elle rapproche mais fractionne le paysage et découpe  îles, caps rocheux et endroits souvent inaccessibles. Les criques sont isolées et fréquentées uniquement par les chèvres, les  ravins impressionnants sont bordés de μονοπάτια (sentiers) dangereux et on aperçoit  des villages en face mais on ne peut les rejoindre de façon pratique que par la mer si l’on veut éviter de passer une demi-journée vissé au siège de sa voiture. La végétation formée de maquis, de garrigue, de chênes verts et de tout un tas de plantes xérophiles munies de sévères piquants dissuade d’emprunter un nouvel itinéraire qui pourrait paraître plus direct. Les montagnes occupent les 4/5 du pays, quelquefois avec des versants peu élevés mais toujours très découpés ce qui donne une impression d’altitude, et quand même …  2450 m pour le Parnasse, 2900m pour l’Olympe et  2400m pour le Taygète. Bien sûr il y a des plaines, celles d’Athènes, de Sparte et de Thessalie, mais elles sont cloisonnées par des massifs rocheux. Quant aux nombreuses îles, on parle tout de même de 5000, certaines n’ont été désenclavées que très récemment. Ce relief si particulier a favorisé la formation de petites régions quasi indépendantes qui soit ont fait leurs petites affaires dans leur coin, soit ont développé une animosité envers leurs voisines immédiates.

Photo: Karpathos, Ancienne Arkassa. (c) tous droits réservés à GP.

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