Voleur un jour… 8

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La plupart des Grecs dans la Vie volée d’Aris Fakinos pensent que la Grèce, depuis la fin du XIX° siècle, est mise en coupe réglée par les autres nations européennes, qui se servent sans vergogne dans les trésors nationaux, sous couvert d’aide aux fouilles archéologiques en temps de paix, et de la façon la plus brutale et la plus injuste en temps de guerre, quand on n’a plus besoin de se justifier ni de prendre des gants :

« -Sache qu’il y a déjà des dizaines d’équipes venues d’Allemagne qui font des fouilles dans toute la Grèce, dans les villes, les villages, les montagnes, les îles. Et comme si la terre ferme ne leur suffisait pas, voilà qu’ils se sont mis dernièrement à fouiller la mer. Tous les trésors qu’ils trouvent sont aussitôt chargés sur des trains et expédiés en Allemagne.

-Il paraît qu’après la guerre, ils nous les rendront, fit remarquer Anestis.

Dionyssia se mit à rire :

-Tu parles ! Qui t’a raconté ça ?

-Des Anglais, des officiers de liaison envoyés par Londres.

-Les Anglais… Ce sont eux qui en ont raflé le plus à la Grèce. Qui a pillé l’Acropole ? Qui a détaché  et emporté les frises du Parthénon ? Les musées d’Europe regorgent d’oeuvres grecques. Tantôt volées, tantôt prises de force. Est-ce qu’on les a jamais restituées ? » ( p. 30)

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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