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Laissons de côté les fleurs et plantes rares auxquels les savants botanistes des siècles précédents, tous fins latinistes et hellénistes, ont donné des noms directement puisés dans les lexiques anciens et allons plutôt voir dans les près, les sous-bois et les jardins les plantes communes que nous aimons… La marguerite est une « perle », les myosotis ont des « oreilles de souris », le nom de l’orchidée évoque sa ressemblance avec « les organes génitaux masculins », l’agapanthe est la « fleur de l’amour », dans l’acanthe il y a « des épines » et du « cercle » dans le cyclamen, l’azalée pousse dans les endroits « secs », la fleur de la glycine est « sucrée », le chrysanthème a des « fleurs d’or », le cosmos « se pomponne », l’arnica fait « éternuer », le thym a du « tempérament », l’anthémis n’est ni plus ni moins qu’une « camomille », l’aster ressemble à une « étoile », le gypsophile « aime les terrains gypseux », le phlox ressemble à une « flamme ». Si on peut douter que le delphinium ait une quelconque ressemblance avec une partie de l’anatomie du « dauphin », c’est bien vrai que la chélidoine commence à fleurir sur les vieux murs à l’apparition des « hirondelles »…
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