Convoitises internationales … 7

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La Grèce impuissante subit un sort injuste et l’amitié désintéressée des philhellènes du début du XIX° siècle s’est muée en alliances stratégiques qui cachent mal leur propres intérêts. Dans la Vie volée, Aris Fakinos montre le désarroi de la population grecque qui voit débarquer dans son pays des armées indésirables qu’elle n’a pas choisies et qui déplacent les conflits sur son propre territoire :

«  -Je me souviens (…) d’un archéologue qui avait deviné bien avant la guerre, où allaient nous mener les querelles entre grandes puissances, et qui nous avait conseillé de vider nos musées de toutes les pièces maîtresses, de mettre ces oeuvres en lieu sûr dans des monastères isolés, des grottes perdues dans les montagnes. Sinon, disait-il, quand les Européens viendraient comme à leur habitude régler leurs différents sur notre sol, ils dévasteraient et pilleraient tout, l’héritage artistique de la Grèce risquerait de se retrouver dans des musées étrangers ? » ( p.280)

De 1915 à 1919, des soldats français meurent aux Dardanelles, puis des troupes multinationales comprenant des Français, des Russes, des Siciliens, des Sardes, des Albanais et, parmi les troupes coloniales françaises, des Sénégalais et des Marocains (Pierre Miquel, Les Poilus d’Orient, Fayard, 1998) meurent loin de leur pays dans une guerre à laquelle ils ne comprennent pas grand-chose et dont ils n’ont rien à faire…

Photo: file de touristes devant Knossos. (c) tous droits réservés à GP.

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