L’héritage des anciens Grecs, 3

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Après la libération, ce fut pour tous les Grecs la guerre civile et pour Anestis et Dionyssia, héros de la Vie volée d’Aris Fakinos, la clandestinité, les camps de travail et ensuite une vie brisée à accomplir des tâches subalternes et mal rémunérées, totalement au service du parti communiste pour Anestis et pour Dionyssia de l’archéologie :

«  Contrairement à Anestis, la décision de détruire les dossiers ne l’a guère émue. Peut-être qu’elle sait, elle que l’Histoire n’a pas pour habitude d’enfermer ses secrets les plus importants dans les armoires des ministères ou dans les coffres-forts, qu’elle a sa manière à elle de mettre ses archives en lieu sûr. L’archéologie lui a appris que les mondes d’autrefois ont enterré leurs messages les plus précieux, ils les ont enfouis dans les tombeaux et les sarcophages, délicatement gravés sur des objets et des masques mortuaires. Ce que les anciens Grecs ont voulu dire aux générations futures, ils l’ont dit avec l’art et la poésie, avec le mythe et la tragédie. Eux qui imaginèrent et créèrent des personnages tels que Sisyphe ou Prométhée, ils avaient compris où mènerait le chemin qu’avait déjà pris l’homme à leur époque » (p. 27)

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