Il y a comme un air de famille …

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… entre les portraits funéraires du Fayoum, les icônes byzantines, les fresques de certaines églises et les peintures du Gréco, qui d’ailleurs fut peintre d’icônes avant de gagner Venise ! Un je ne sais quoi… dans la raideur des personnages, leur tête penchée, leurs traits accusés et noircis, leurs joues émaciées d’ascètes, leur bouche toujours fermée sur un secret indicible, leurs mains fines et leurs doigts torturés dans un geste compliqué dont on a perdu la signification, leur regard charbonneux et incisif. Un je ne sais quoi…de spirituel et d’invisible dans une image censée représenter le visible. Une étrange filiation, ténue et persistante… jusqu’aux langues de feu qui descendent sur les apôtres dans le tableau de la Pentecôte de Dominikos Théotokopoulos qui me font penser irrésistiblement au bizarre petit fantôme, qui plane au-dessus de la Vierge et qui figure son âme, dans certaines icônes de la Dormition…

Photo: Les Apôtres, église de Kritsa, Crète.(c) tous droits réservés à GP.

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