Pauvres bougres …

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… que ces personnages sculptés, gisant dans les rampants des frontons des temples, et condamnés par le peu d’espace qui leur est réservé à s’accroupir, ramper et, comble du ridicule, courir assis avec les jambes bizarrement repliées au-dessous de leur torse… C’est vrai, quoi ! Il n’y en a que pour les dieux olympiens, qui occupent la partie la plus haute du triangle, souvent plus de 3 mètres, et qui sont donc représentés plus grands que nature… et après c’est la débandade… Chaque dieu est casé selon son importance et son espace vital va decrescendo et se ratatine. Coincés dans les deux recoins, il reste les géants prêts à se battre curieusement ventre à terre, les serpents qui ondulent de moins en moins jusqu’à devenir raplapla et les guerriers expirant qui essaient dans un dernier sursaut de gagner de l’espace en empiétant de la main ou du casque sur la corniche du fronton. Car on a beau se plier en quatre, c’est quasiment impossible de se plier en huit !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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