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… vous donne le droit de débiner la Grèce, comme le fait malicieusement Agatha Christie par le truchement de son héroïne de la nouvelle intitulée L’oracle de Delphes ? « Elle n’aimait guère la Grèce, et, Delphes ne lui plaisait pas du tout ». Tout va mal : l’hôtel est inconfortable et l’eau chaude manque. Les statues antiques sont détériorées. Olympie est un « affreux fouillis » et Athènes décevante, avec un bémol pour le Parthénon qu’elle trouve plutôt à son goût. Mais « Delphes est pire que tout ! Il n’y a rien à faire, sauf longer les routes et regarder les ruines ». Les bandits locaux enlèvent et rançonnent les touristes, ils envoient leurs revendications sur des papiers et dans des enveloppes graisseuses… Si j’étais Grec, je m’élèverais avec force contre la différence de traitement littéraire dont jouissent les Egyptiens, les Syriens et les Bagdadis/Bagdadiens, eux bien mieux considérés par la vieille dame des romans policiers !
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