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Le terme de Grécité employé par Ritsos, qui fait comme un écho à la Négritude de Senghor, trouve sa justification très loin dans l’histoire grecque. A partir de la fin du IV° siècle Constantinople, qui était la capitale de l’Empire Romain d’Orient, devient le centre de l’hellénisme médiéval ou Βυζάντιο, le nom grec de l’Empire Byzantin. La langue et la religion grecques rayonnent sur les autres peuples, contraints ou simples admirateurs de cette puissante machine que rien ne semble arrêter. Il se trouve encore actuellement en Grèce des nostalgiques de cette époque, qui croient dur comme fer que la Grèce de Byzance va renaître … un jour ! Les Constantinopolitains abandonnent peu à peu le terme d’Hellènes, employés plus particulièrement pour ceux qui refusent la religion chrétienne et se réclament de l’ancienne religion païenne. Les Hellènes deviennent donc un peu bizarrement des « idolâtres » et les Grecs chrétiens se veulent, comme les anciens sujets de l’Empire Byzantin, un peu curieusement des Romains : Ρωμαιόι. Le Ρώμιος est devenu le Grec ! Là-dessous il y a quand même une distanciation volontaire avec les Turcs, qui ne sauraient être dans l’esprit des Grecs ni Hellènes ni Romains !
Photo: Aigle bicéphale byzantin. (c) tous droits réservés à GP.
Bonjour !
Merci pour ce billet sur le sens du mot Romiossini dont l’étymologie m’intriguait depuis longtemps ! Je l’ai connu par l’intermédiaire des poèmes de Ritsos mis en musique par Theodorakis. D’ailleurs, petite suggestion, petite idée pour de futurs billets : quelques vers de Ritsos chantés par Theodorakis et traduits … par vos soins !!!…
Merci pour votre blog et les échos que vous donnez de ce beau pays…
Catherine
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Entendu pour quelques vers de Ritsos ! Merci de votre retour. Cordialement. Geneviève Puig
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