Le mirologue ou le poème pathétique.

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Suite de La pleureuse du mirologue.

Les mirologues sont empreints de douleur : cris, pleurs, scansion particulière, phrasé haché, respiration violente qui en font des textes malaisés à  lire ou tout simplement à retranscrire. Car il est extrêmement gênant de faire un travail de compilation au milieu des pleurs et des cris de souffrance. Si l’on ajoute les allusions personnelles au défunt difficiles à comprendre pour un tiers, on se rend compte que les mirologues comportent une grande part de mystère y compris dans leur but : Compenser la disparition d’un être cher ? Recréer une mémoire sociale ? Accomplir un devoir sacré envers le mort ? Adoucir le chagrin en l’extériorisant ? Canaliser la douleur en l’exprimant à dates fixes ? Lutter contre la déprime en revitalisant l’instinct de vie ? Si le but reste flou, la conséquence c’est que le mirologue a permis à des pleureuses quasi incultes de créer une forme poétique très forte, très prenante et pathétique !

Photo: Ile de Karpathos. (c) tous droits réservés à GP.

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