Temps de lecture: 2 minutes
C’est bien joli d’apprendre par coeur les règles d’accentuation, mais concrètement qu’est-ce qu’on en fait ?
Exemple n°1 ἄγγελος le messager. C’est un mot accentué sur l’initiale, on peut dire aussi sur la troisième syllabe en partant de la fin. On en déduit que toutes les syllabes sont brèves car l’accent aigu est au maximum sur le troisième temps. … (et s’il y en avait une longue, on arriverait à 4 temps !) L’accent est proparoxyton.
ἄγγελε et ἄγγελον la finale est toujours brève, donc l’accent n’a aucune raison de bouger.
ἀγγέλου et ἀγγέλῳ la finale devient longue, l’accent ne peut pas rester sur sa syllabe d’origine car il serait sur le quatrième temps. C’est impossible ! Il suit donc son troisième temps et descend sur la syllabe suivante. L’accent devient paroxyton.
ἄγγελοι (et encore ἄγγελοι) ont l’accent sur l’initiale car la finale οι est brève. L’accent reprend sa place comme de si rien n’était, toujours sur le troisième temps et redevient proparoxyton.
ἀγγέλους ἀγγέλων ἀγγέλοις la finale est longue, l’accent suit le troisième temps et descend, il redevient paroxyton.
Finalement, quand la finale est brève, rien ne bouge … et quand elle est longue l’accent descend d’un cran ! Bien sûr il change de nom… mais dans le fond, qu’est-ce que ça peut faire ?
Photo: (c) tous droits réservés à GP.