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Santorin. J’arpente les rues de Périssa, je regarde dans les jardins, j’essaie de me repérer. Il faut bien me rendre à l’évidence, la friche herbeuse, le large accès à la plage et la maison de John Bébis où je suis venue en vacances par deux fois ont disparu ! A l’Ancienne Eleusis, rebelote ! Je ne trouve plus le chemin sinueux, encore moins le champ de tomates qu’il fallait traverser pour accéder au site. Je finis par apercevoir un étroit passage, comme encastré entre les maisons neuves. Il faut maintenant ouvrir deux barrières pour arriver jusqu’aux tombeaux, complètement dissimulés derrière des garages et des voitures en panne ! Cet urbanisme ravageur me rappelle la déception que j’ai ressentie quand la rue principale de Delphes a été élargie et que la maison de Vassiliki a été démolie. Plus d’escalier, plus de cuisine fraîche en sous-sol, plus de jarres bien alignées dans les trous maçonnés du plan de travail. C’est là que mon amie Chryssoula, la fille de la maison, puisait le miel coulant avec une grosse louche et je repartais en France avec un gros pot souvent mal fermé !
Photo: Santorin, Ancienne Eleusis, tombe rupestre. (c) tous droits réservés à GP.