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… c’est plus agréable dans un récipient à embouchure large, par exemple la kylix. Les coupes ont deux anses latérales et un pied, et quand on boit on tient la kylix par le pied, un peu comme une coupe de champagne. Quand on a bu on est quelquefois facétieux, on peut jouer au jeu du cottabe qui consiste à faire tourner sur elle-même la coupe et à envoyer le plus loin possible la dernière goutte de vin qu’elle contient… même sur un autre convive ! Les coupes sont utilisées lors d’un symposium, i.e. un dîner d’apparat. Evidemment seuls les riches y sont invités et boivent dans de larges coupes très décorées. Les coupes sont ornées de scènes à figures rouges ou noires qui nous en apprennent beaucoup sur toutes sortes de sujets : la mythologie mais également les pratiques sportives et la vie quotidienne… des riches auxquelles elles sont destinées. Le problème de la coupe c’est que la composition du décor doit être en éventail car le bas du récipient est beaucoup plus étroit. Les pauvres, qui se contentent de boire de l’eau dans un gobelet en terre cuite, sont presque complètement évacués des représentations décoratives que l’on voit sur les coupes, sauf rares cas de l’esclave qui verse du vin, apporte un strigile (racloir ) à un athlète, ou se tient derrière le siège de son maître.
Photo: café crétois (c) tous droits réservés à GP.