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Car si nous devions boire le vin de l’Antiquité, sans doute le trouverions-nous « pas terrible ! » Avant de boire, on prépare le vin, on y adjoint des épices et même des pétales de rose et surtout on le mélange à de l’eau car il est capiteux et épais… et pour tout dire il serait pratiquement imbuvable sans cette préparation ! Pour cela on a le choix entre une grande variété de cratères à très large col qui ont une panse large et dans lesquels le vin et l’eau peuvent être facilement mélangés. Les différences entre ces récipients viennent plutôt des anses – comme dans le cratère à colonnettes- ou de la panse -comme pour les cratères en calice ou en cloche. La plupart sont très décorés, car le mélange du vin est réservé à une élite riche et raffinée. Quand le vin est prêt, on le puise dans le cratère avec une oenochoé réservée au service, on la reconnaît car son bec trilobé permet un dosage précis. Quand il s’agit de verser un liquide, on sait bien que le plus grand péril ce sont les éclaboussures… Il faut éviter que le liquide ne se répande n’importe où et n’importe comment ! Plus le liquide est précieux et moins on en sert, plus le bec est rétréci, ce qui a été résolu techniquement par les trois lobes de l’embouchure. L’olpé peut être un vase plus ou moins petit à embouchure trilobée ou circulaire, mais il est caractérisé par une base plus large donc avec une assise plus grande, et une panse bien renflée. L’olpé « a du ventre » ce qui lui permet de stocker du vin, entre bouteille et carafe à décanter …
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