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Dans la 1° phase de cuisson de la céramique : le four est à 800°, l’orifice du haut du four est ouvert. Il se produit une oxydation à la surface du vase ( oxyde ferrique). L’argile devient rouge, elle est toujours poreuse. A ce moment-là le décorateur (qui peut être différent du potier) passe une solution sur les parties à peindre. On a l’impression que c’est un vernis noir. En fait c’est une solution d’argile dans de l’eau. L’argile pure contient de l’oxyde de fer mélangé à de la soude qui deviendra noir à la cuisson.
Dans la 2° phase : c’est la réduction. L’orifice du four est plus ou moins bouché, la température augmente jusqu’à 950°. Les vases sont en contact avec la fumée, l’oxyde ferrique + l’oxyde de carbone donne de l’oxyde ferreux noir. C’est ainsi qu’on réalise le fameux bucchero.
Dans la 3° phase : réoxydation partielle. Les surfaces enduites de la solution sont devenues étanches. Le reste du vase est resté poreux. On débouche l’orifice du haut du four, la température du four descend à 875°. L’oxyde ferreux absorbe l’oxygène. L’oxyde ferrique rouge ( le plus oxydé, le plus riche en oxygène) se dépose sur les parties poreuses. Pour les parties enduites, cela ne joue plus car l’oxygène n’y pénètre plus. C’est ainsi qu’on obtient des vases à 2 couleurs dominantes, rouge et noir. Quand le vase est bien cuit, il est solide, il est étanche, il est léger et l’esquisse du dessin préalable, qui était faite au charbon, a disparu pour laisser la place à de magnifiques décors.
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