Il faut savoir quelquefois escalader les murs …

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L’arrivée au site de Lato en Crète devrait toujours se faire au printemps, de bon matin et à pieds. Il faut laisser le véhicule à 2 ou 3 kilomètres sur la route de Kritsa et prendre le chemin -maintenant asphalté- qui serpente au milieu des orangers, des oliviers et des étendues de coquelicots carmin. On est bientôt submergé par la tranquillité, la légèreté de l’air, le chant des oiseaux et la joie de marcher jusqu’au très beau site de Lato qui se trouve loin de tout, en pleine nature et entouré de végétation. Un jour, alors que le site devait être ouvert, que le berger rencontré sur le sentier m’avait dit qu’il était ouvert … éh bien, il était fermé ! Et oui, j’avoue tout ! J’ai escaladé le portail de fortune qui bloquait l’entrée du site puis un mur un peu plus haut et j’ai emprunté le chemin semé de pierres, gravi des marches toutes de travers, déambulé entre les murs puissants et déboulé enfin sur ce qui paraît une agora, une place principale et le départ d’un autre grand escalier. D’un coup d’oeil, on embrasse tout le site depuis la citerne jusqu’au rempart qui monte vers le temple. Et partout des murs épais au bel appareillage, des ruelles en chicanes, des pierres dressées et polies par le temps et des arbres tordus qui poussent dans les seuils de porte. La trace des gonds prouve que des gens ont vécu là. Dans quelles conditions ? Il est certain que notre Lato ne peut être celui de Néarque, l’amiral d’Alexandre le Grand qui y naquit. Il n’empêche que, Lato c’est beau !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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