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…. dans les îles de la mer Egée à la fin du III° millénaire. Des statuettes anthropomorphiques y voient le jour. Toutes semblables – presque semblables- le corps stylisé en marbre blanc et pour certaines en marbre rose… Une tête aplatie en lentille, le nez signalé par une grosse nervure, les bras croisés sur la poitrine, les jambes soudées l’une à l’autre, un cou assez fort et immense qui, pour certaines statuettes, évoque irrésistiblement le manche d’une guitare. Pour les signes de féminité, une incision pour figurer le ventre, des seins aplatis et même quelquefois carrés. Cette multitude de statuettes, qui ont l’air clonées et qui sont très loin de la réalité anatomique, posent le problème de leur destination. C’est un objet votif avant d’être une oeuvre d’art. C’est nous qui, des siècles plus tard, faisons de ces idoles cycladiques des oeuvres d’art en posant sur elles notre regard émerveillé…