Nature, où es-tu ?

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Dans la céramique grecque classique, que ce soit sur les vases à figures noires ou rouges ou encore les lécythes à fond blanc, le fond de décor reste fonctionnel et réduit. Les représentations de paysages sont peu fréquentes, car c’est l’image de l’homme qui est privilégiée et les animaux qui apparaissent ne sont que ceux que l’on chasse (par exemple la biche) ou que l’on sacrifie (génisse). Mais peu à peu on sent poindre un vrai sentiment de la nature discrètement représenté à la faveur d’une autre scène : Les éphèbes à la palestre ont suspendu sur un arbre, à côté d’un rocher, strigile (racloir recourbé) et serviette. Des arbres minces comme des lianes s’entrelacent près du lit de banquet d’Héraklès. Les palmes d’un palmier ploient comme pour pleurer Astyanax assassiné sur les genoux de Priam, et sur un vase à fond blanc un oiseau sautille aux pieds d’une Muse. A la faveur d’une autre représentation plus importante dans l’esprit du peintre, on entre-aperçoit une reconstitution stylisée de la campagne : arbres fruitiers, taillis, oliviers, enrochement et différences de niveaux du sol.  Il faut savoir regarder au-delà de la scène principale, dans les recoins du vase et au niveau des anses, et ainsi on apprend que le vignoble était composé de treilles ou de rangées de vignes, soutenues par des échalas….

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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