Santorin, la bête sauvage ?

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On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre les autres noms de Santorin : Θήρα pour l’île toute entière et Φηρά pour l’agglomération principale avec θήρα la bête sauvage…. comme une cicatrice douloureuse transmise de génération en génération à travers le toponyme. Dernière des Cyclades en mer Egée, au nord de la Crète elle n’a pas toujours eu la forme de croissant qu’elle a actuellement. Appelée dans l’ Antiquité Στρογγύλη, la ronde, elle se trouve à la charnière des deux grandes plaques tectoniques africaine et égéenne, dans une zone volcanique dangereuse. Les deux derniers graves tremblements de terre de 1926 et 1956, dont on voit encore les vestiges sont là pour nous le rappeler. Quand on se promène en face sur le volcan Néa Kaméni, dont le nom évoque un jeu de mot entre celle qui a été nouvellement créée et la brûlée, on voit des jets de cocotte-minute exploser entre les rochers, on sent des émanations sulfureuses sorties de zones jaunes dorées qui ne donnent pas envie de s’attarder…

Photo: Néa Kaméni. (c) tous droits réservés à GP.

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