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Picorée chez Séféris
« Οι στοχασμοί μας
σαν τις πευκοβελόνες της χτεσινής
στη πόρτα του σπιτιού μας μαζεμένοι κι´αχρηστοι
θέλουν να χτίσουν έναν πύργο που γκρεμίζει »
Nos pensées
comme les aiguilles de pin de la veille
à la porte de notre maison amassées et inutiles
veulent bâtir une tour qui s’écroule.
Traduction GP
La tristesse est une composante de la poésie de Séféris, de même qu’elle est dans la nature grecque qui est contrastée et violente. Tout l’y ramène dans des comparaisons dérisoires mais profondes. Les aiguilles de pins, dont on ne sait au départ comment se débarrasser, finissent par pourrir et se déliter jusqu’à devenir un tapis invisible, de même que les pensées échafaudent des plans qui vont se réduire et disparaître.
Photo: (c) tous droits réservés à GP.