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Dans l’Odyssée Ulysse s’en tire plutôt bien car presque tout le monde lui fait des compliments. Le poète Homère le qualifie de prudent ( = celui qui fait attention), divin (= fils de dieu), illustre (= le people de l’époque), ingénieux ( = dégourdi), hôte vénéré (= ami qu’on respecte), avisé (= plein de bon sens) et même étranger (= ami qu’il faut accueillir) ! La belle princesse Nausicaa trouve qu’il ne semble ni méchant, ni insensé (= idiot) mais tout le monde sait que secrètement elle aime beaucoup Ulysse …. Elle en rajoute peut-être un peu. Mais tout le monde n’est pas d’accord… Qu’est-ce qu’il se prend Ulysse, en pleine poire ! Polyphème le Cyclope le traite de niais (= stupide), Mélanthios de chien (= racaille), Antinoos de gueux impudent( = SDF qui se la ramène), Iron de glouton ( = goinfre), Mélantho de misérable étranger ( = pauvre migrant) , Eurylochos de cruel (= méchant), Athéné et Eurymaque de fou ! Et ce n’est pas fini… Eole, le dieu des vents, lui crie dessus : « Va-t’en de l’île, et plus vite que cela, rebut des vivants ! » (= pauvre naze). La nymphe Calypso lui balance : « En vérité, tu n’es qu’un scélérat … » (= un voyou). Et finalement, Antinoos après lui avoir dit : « Tu n’as donc plus un grain de bon sens » (= quel crétin !) lui assène : « Mange et tais-toi, étranger, ou va-t’en ailleurs ! » (= boucle-la ! )
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