Temps de lecture: 1 minute
J’entends le son des cloches des chèvres se rapprocher et j’appelle les enfants : « Venez voir les chèvres ! » En passant devant nous, la chevrière s’arrête, soulève une clôture et passe chez les voisins, puis elle conduit ses chèvres vers quelques touffes d’herbes chez les uns et chez les autres… Ma vision de la propriété privée s’élargit ! « -Amenez vos petits quand je trais. -Où faut-il aller ? – Traversez chez X. Devant la terrasse des Y, allez tout droit vers l’amandier des Z et c’est la maison après. » La maison, je la vois bien depuis ma terrasse, mais je vois bien aussi les clôtures, la haie broussailleuse, les fils de fer barbelés qu’il va falloir franchir avant de zigzaguer chez 3 ou 4 voisins… J’aurais bien envie d’amener les enfants à la traite, mais ma vision de la propriété privée est trop étroite, sans doute encore plus étroite qu’un passage de chèvres ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter aux enfants … ?
Photo: (c) tous droits réservés à GP.