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Un petit iota a fait s’étriper les Chrétiens pendant des siècles … Il est à la base de la contestation du statut accordé au Christ. Au IV°siècle, certains pensaient qu’il était …. omo-ousios (ὁμός) i.e. d’essence ou de nature « semblable » à celle de Dieu, et d’autres qu’il était … omoio -ousios (de ὅμοιος) i.e. de « même » nature que lui, d’où l’adjectif consubstantiel. L’expression latine « qui ex patre filioque procedit », employée par les Catholiques à propos du Saint-Esprit dans la prière appelée le Credo, rappelle cette distinction. Elle aurait été rajoutée sur la recommandation de Charlemagne au VIII° siècle … (de quoi s’est-il mêlé celui-là ?) et a engendré avec les Orthodoxes des siècles de zizanie déjà commencée bien avant les conciles de Nicée et d’Ephèse aux IV°/V° siècles qui, chargés de régler cette question, n’avaient servi qu’à envenimer la situation. Puis il y eut un schisme au VI° siècle, des querelles politiques, la dissidence des Coptes … jusqu’à ce que filioque soit finalement abandonné dans le Credo lui-même. Il faut dire que plus personne n’y comprenait rien… Mais l’expression « ne pas bouger d’un iota » camper sur ses positions est restée !
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