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Apocalypse 1-12, 13
Καὶ ἐκεῖ ἐπέστρεψα βλέπειν τὴν φωνὴν ἥτις ἐλάλει μετ´ἐμοῦ· καὶ ἐπιστρέψας εἶδον ἑπτὰ λυχνίας χρυσᾶς, καὶ ἐν μέσῳ τῶν ἑπτὰ λυχνιῶν ὅμοιον υἱῷ ἀνθρώπου, ἐνδεδυμένον ποδήρη καὶ περιεζωσμένον πρὸς τοῖς μαστοῖς ζώνην χρυσῆν·
Et alors, je me retournai pour regarder la voix qui se faisait entendre à côté de moi. Et m’étant retourné, je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des sept chandeliers d’or quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu jusqu’aux pieds et portant au niveau de sa poitrine une ceinture dorée.
Passage du grec ancien au grec moderne :
Le grec moderne a fait de deux verbes différents : βλέπειν jouir de la vue, voir, regarder et *εἴδω (εἶδον étant l’aoriste 2) voir, regarder, examiner un même verbe βλέπω / ao. είδα. La forme de subjonctif est passée de ίδω à δω : πρέπει να δω il faut que je voie, je dois voir et le participe de composition est δει : έχω δει j’ai vu.
εἶδον : Des confusions dans l’écriture (ει écrit ι) montrent que dès le – III°, le ει (prononcé précédemment e +y) s’est réduit à ( i ) .
υἱῷ de υἱὸς devenu γιος en grec moderne. La psilose (disparition de l’aspiration à l’initiale) est intervenue dès l’époque classique, bien qu’elle soit encore notée dans la graphie par le C.
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