Saint-Georges ou Alexandre le Grand ?

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Relief sur plaque de marbre, d’environ 40 cms sur 120, avec débordement sur le côté gauche du cadre, représentant un combat ou une chasse  dans une contrée (irrégularité du sol) peut-être exotique et à une saison improbable, vu l’arbre dépourvu de feuilles et l’autre avec des rameaux difficiles à identifier. Différentes épaisseurs de relief, haut pour le bras droit du cavalier, la cuisse et la tête du cheval, et bas pour le reste. Des arrachements importants rendant quasi invisibles le visage et l’auréole de Saint-Georges ainsi que les pattes droites des deux animaux. Deux diagonales, symbolisant l’affrontement entre le cavalier et l’animal sauvage, que ses nombreuses mamelles et son oreille pointue désignent comme une lionne ou une panthère plutôt qu’un dragon, convergent vers la tête du cheval. « Le ring » défini par les deux arbres offre au cavalier -buste de trois quart-face, solidement campé sur sa monture- la place dominante. Les pans du manteau, la tête du cheval et sa queue à l’horizontale suggèrent la vivacité de l’engagement. L’élan du félin, la posture de ses pattes et ses griffes sur le javelot évoquent une résistance acharnée. L’oeuvre plus esthétique (les entrelacs de la queue du félin et les courbes des arbres) que réaliste (les jambes grêles du cavalier) fait penser à la mosaïque de Pella représentant Alexandre le Grand tuant un lion.

Photo: Rhodes, Saint-Georges terrassant le dragon (c) tous droits réservés à GP.

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