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Ἀποκάλυψις Ἰωάννου. 1´10,11
Ἐγενόμεν ἐν πνεύματι ἐν τῇ κυριακῇ ἡμέρᾳ, καὶ ἤκουσα φωνὴν ὀπίσω μου μεγάλην ὡς σάλπιγγος λεγούσης· ὃ βλέπεις γράψον εἰς βιβλίον καὶ πέμψον ταῖς ἑπτὰ ἐκκησίαις, εἰς Ἔφεσον καὶ εἰς Σμύρναν καὶ εἰς Πέργαμον καὶ εἰς Θυάτειρα καὶ εἰς Σάρδεις καὶ εἰς Φιλαδέλφειαν καὶ εἰς Λαοδίκειαν.
J‘étais dans la contemplation de l’esprit le jour du seigneur, et j’entendis derrière moi une forte voix, comme le son d’une trompe, dire : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept églises : à Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée ».
Traduction GP.
Passage du grec ancien au grec moderne.
1°)- ἡμέρᾳ En Attique l’esprit rude, marqué à l’origine par un H qui se simplifie en c, note une aspiration, elle-même cicatrice de la disparition d’un lointain σ. A l’époque romaine, l’aspiration disparaît dans la prononciation (comme c’est le cas en Ionien). Mais l’écriture conserve toujours l’esprit rude qui finit par disparaître en grec moderne. L’accusatif τὴν ἡμέραν perd le ν final: τὴ ημέρα. Puis les deux η consécutifs contribuent à la chute du η initial : τη μέρα.
2°)- βιβλίον. A la période ottomane, les ν finaux tombent à l’accusatif: τὸ βιβλίο.
3°)- εἰς La forme ne cesse de se réduire. Dès le -IV° siècle, ει se réduit à ε long fermé: ες, puis à ς, devenu tellement bref qu’il se rallonge en σε. Suivi de l’accusatif, il est employé en grec moderne soit tel quel, soit combiné avec l’article qui le précède : στην Έφεσο. Devant voyelle l’article conserve son ν final, alors que celui du substantif tombe naturellement.
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