Etranges Barbares ….

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Le mot de « Barbare » renvoie au problème identité/altérité car le Barbare, ce n’est jamais celui qui parle, c’est toujours l’autre ! Chez les Grecs de l’Antiquité,  le terme ὁ Βάρβαρος n’est au départ ni péjoratif ni ironique. La racine βρ° βρ° du sanskrit se retrouve dans le sumérien bar-bar, en babylonien également. Βάρβαρος -par opposition à Ἕλλην  le Grec-  désigne celui qui bredouille, l’étranger qui parle une langue étrange dont on ne saisit ni les paroles ni le sens, voire celui qui balbutie comme un enfant. Le grec ayant été pendant plusieurs siècles la langue véhiculaire « officielle », tout être civilisé se devait de la parler. Et a contrario,  les Grecs considéraient que celui qui ne la parlait pas ne pouvait être qu’un Barbare. Ceux qui étaient plus particulièrement visés,  c’était les Perses et les Mèdes, d’où par glissement de sens : Barbare = grossier, sauvage, cruel, féroce.

Photo: Paros, Kolymbithres. (c) tous droits réservés à GP.

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