Ισμήνη, τέλος.

Suite de  Μοίρα

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Ce qui touche dans l’Ismini de Rítsos, c’est qu’elle avoue elle-aussi ses faiblesses, ne se donne pas forcément le beau rôle et la personnalité qu’elle révèle (se recrée peut-être ?) n’en fait pas une figure de proue mais une jeune-fille parmi d’autres. Ritsos en détruisant partiellement le mythe d’Antigone, en déplaçant le faisceau lumineux sur Ismini, a sorti les protagonistes du drame qui s’est vécu il y a si longtemps à Thèbes de sa gangue rigide et leur a donné de l’humanité ! 

« Αν βγάλω τούτα τα βραχιόλια, αν λύσω τη νύχτα τα μαλλιά μου, αν λύσω τα κορδόνια απ’ τα σαντάλια μου, προπάντων αν βγάλω ετούτα τα βαριά περιδέραια, που μου κρατούν το λαιμό σα χαλκάδες, θαρρώ πως θα φύγω προς τα πάνω, θα εξαερωθώ. Δε θα το ’θελα. Ίσως γι’ αυτό τα φορώ. Με στερεώνουν κατά κάποιο τρόπο, παρότι μ’ ενοχλούν συχνά· — τα φορώ και στον ύπνο μου, σα να ’μαι ένα σκυλί που εγώ η ίδια το ’χω δέσει μπρος σε μια πεσμένη πόρτα. « 

« Si j’enlève ces bracelets, si je défais la nuit mes cheveux, si je délie les cordons de mes sandales, et surtout si j’ôte les lourds colliers qui me tiennent comme des anneaux, je pense que je m’envolerai vers le ciel, que je me volatiserai. Ce n’est pas ce que je veux. C’est pour cela peut-être que je les porte. Ils me maintiennent d’une certaine façon, bien qu’ils me gênent souvent- je les porte aussi pendant mon sommeil, comme si j’étais un chien que j’aurais moi-même attaché à une porte gisant à terre. »   (Fin)

Photo: (c) tous droits réservés à GP. Traduction GP.

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