Μοίρα

Suite de  Ca balance pas mal à Thèbes.

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Dans le poème de Yannis Rítsos, on a souvent l’impression qu’Ismini se perd dans les souvenirs revisités, les rêves troublants, les peurs imaginées et les pensées fugaces. Mais cette errance n’est que le long chemin parcouru par son destin depuis sa naissance dans le palais de Thèbes alors au sommet de sa gloire et jusqu’à sa mort prochaine au milieu de ruines. L’idée maîtresse est que nul n’échappe à la part de destin -η μοίρα – qu’il reçoit à sa naissance. Se protéger, se cacher, se camoufler, s’enfuir  est illusoire.

« Ω, αυτή η αστεία φροντίδα της προφύλαξής μας — όλο προφύλαξη, προφύλαξη απ’ το κρύο, απ’ τη ζέστη, απ’ την πείνα, τη δίψα, απ’ την αρρώστια, απ’ το λάθος, απ’ το θάνατο· και μήτε που το βάζει ο νους μας ότι το κρύο ανεβαίνει από μέσα μας, κι ούτε μπορείς τελικά να το αποφύγεις ».

« Cette drôle d’idée de nous protéger –  nous protéger contre tout, nous protéger du froid, de la chaleur, de la faim, de la soif, de la maladie, de l’erreur, de la mort. Sans que notre esprit ne conçoive que c’est de l’intérieur de nous-mêmes que monte le froid et finalement qu’on ne peut pas le fuir. »

Photo: (c) tous droits réservés à GP. Traduction GP.

 

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