Suite de Les héros ont quelquefois une vie ordinaire…
Temps de lecture: 2 minutes
Le duel, qui existait de façon larvée entre Ismène et sa soeur, n’a pas trouvé de réponse ni de solution du vivant d’Antigone. Dans les textes antiques, Ismène ne peut être que silencieuse. Mais Ritsos a imaginé la vie d’Ismini après Antigone et, ce faisant, il à libéré sa parole. Plus de personnalité écrasante, de jugements à l’emporte-pièce, de révolte effrayante … Bien sûr c’est trop facile de juger des années plus tard, de balancer des accusations invérifiables, de révéler des faiblesses supposées et peut-être aussi de raconter n’importe quoi ! Qui vérifiera ? Qui prendra la défense d’Antigone ? Maintenant c’est elle qui est réduite au silence…
« Η αδελφή μου θαρρείς και ντρεπόταν που ήταν γυναίκα. Ίσως αυτό να ’ταν η δυστυχία της. Κι ίσως γι’ αυτό να πέθανε. Καθένας μας ίσως θα ’θελε να ’ναι κάτι άλλο απ’ ό,τι είναι. Άλλος τ’ αντέχει περισσότερο ή λιγότερο, άλλος καθόλου ».
« Ma sœur, on suppose qu’elle avait honte d’être une femme. Peut-être que c’était ça son malheur. Et peut-être que c’est pour ça qu’elle est morte. Chacun de nous veut peut–être être quelque chose d’autre que ce qu’il est. On le supporte plus ou moins bien… ou pas du tout. »
Photo: (c) tous droits réservés à GP. Traduction GP.