Suite de o χρόνος έχει σταματήσει
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C’est dans un monde étrange que nous pénétrons à la suite d’Ismini, très loin de la vie supposée des héros de la lointaine Thèbes… Pour Ritsos les mondes réels et imaginaires, exceptionnels et quotidiens, logiques et décousus se superposent et s’interpénètrent comme des taches qui se recouvreraient partiellement. L’univers de Ritsos, c’est un lieu et un temps où Antigone peut se goinfrer la nuit de confiture, planquer sa bague de fiançailles qu’elle ne veut pas porter et promener un air sinistre à glacer l’atmosphère partout où elle passe …. Polynice collectionne les agrafes de manteau et se met en colère, Hémon se déguise avec la robe d’Ismini, Jocaste fait du crochet, les rats déambulent dans la maison, les déménageurs emportent des caisses, Créon rugit dans les couloirs en laissant traîner son sabre et Ismini s’arrête devant les miroirs puis danse sous les jets d’eau…
» … χόρεψα μέσα στο σιντριβάνι και τα νερά κρουνελίζαν στα μαλλιά μου, στους ώμους μου, στα μάγουλά μου, σα να ’κλαιγα — λέει· ώσπου πάγωσα ολόκληρη κι ένιωσα να ’χω γίνει ένα άγαλμα επίχρυσο του ίδιου του εαυτού μου, φωτισμένο απ’ το φεγγάρι, άντικρυ στα τυφλά μάτια του πατέρα. Αυτό το ρίγος μού επανέρχεται ακόμη ».
» … je dansais sous les jets d’eau et les eaux coulaient sur mes cheveux, sur mes épaules, sur mes joues comme si je pleurais – On aurait dit que tout mon corps gelait et je sentis que j’étais devenue une statue de moi-même, dorée et éclairée par la lune, face aux yeux aveugles de mon père. Voilà que ce frisson me reprend à nouveau ». ακολουθεί
Photo:(c) tous droits réservés à GP. Traduction GP.