o χρόνος έχει σταματήσει …

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Suite de Celle qui gagne, c’est celle qui vit !

Dans son poème intitulé Ismini, Yannis Ritsos bouleverse les caractères des protagonistes du mythe d’Antigone et les données de la tradition. Cette Antiquité revisitée et allusive conserve cependant ses points d’ancrages. On y trouve, souvent pêle-mêle, le sphinx de pierre qui symbolise l’éternité, l’écharpe de Jocaste qui annonce sa propre mort par strangulation, l’aveugle qui n’est autre qu’Oedipe … et puis l’enterrement de Polynice, les 7 portes de Thèbes et Hémon…  Ritsos replace les événements de Thèbes dans une autre époque, époque contemporaine ? époque révolue ? époque intemporelle ? Les femmes en pantoufles et en chapeau côtoient les boucles de ceinture, les signes de croix, le dimanche et les clés du tiroir… Ritsos caracole d’anachronisme en anachronisme dans un désordre qui pourrait être joyeux mais qui n’est que le symbole de la fuite du temps et de la mort. ακολουθεί

« Κι είναι μια ωραία ασχολία να παρακολουθείς αυτή την αθόρυβη κατάρρευση σ’ ένα κενό τόσο βαθύ (χωρίς βάση και τέλος) που σου γεννάει μιαν αίσθηση απεραντοσύνης, κάτι σαν τις μεγάλες έννοιες που ονοματίζουμε περήφανα: ελευθερία, αθανασία, αιωνιότητα και διάφορες άλλες ».

« Et c’est une belle occupation de suivre cet écroulement qui ne fait pas de bruit, dans un vide si profond (sans fond ni fin) qu’il engendre une impression d’infini, quelque chose comme les grandes préoccupations que nous appelons avec panache: liberté, immortalité, éternité et d’autres encore »…

Photo:(c) tous droits réservés à GP. Traduction GP.

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