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Pour les Grecs de l’Antiquité, l’au-delà est le point de rencontre du divin et des morts. C’est un lieu inaccessible aux non-initiés à la magie qui doivent se contenter de la superstition, une magie édulcorée, à la portée de chacun et faite pour se rassurer au quotidien. Les gestes et objets apotropaïques destinés à détourner le mauvais sort (cf. les yeux de verre bleu sensés protéger du mauvais oeil ), c’est « La Magie pour les Nuls ». Le magicien, lui, a une fonction religieuse et sociale. C’est l’intermédiaire auto-déclaré entre deux mondes – celui des mortels et l’au-delà – et il tire sa légitimité de sa relation supposée avec « l’autre monde ». C’est parce qu’un monde surnaturel existerait quelque part dans l’au-delà -et que certains hommes y auraient accès- que le magicien est habilité à pratiquer la magie sur terre. Mais il n’y a pas d’école de magie dans l’Antiquité, il faut être initié par quelqu’un qui a le savoir, à l’instar des sociétés secrètes persanes, ou bien en hériter si l’on naît dans une famille de magiciens. Cette connaissance des rapports humains et sociaux – une sorte de psychologie avant l’heure- et de prétendus pouvoirs surnaturels perpétue un savoir très ancien, inconnu du commun des mortels. Aux yeux de ses adeptes, un rite très ancien et devenu complètement incompréhensible est gage d’efficacité !
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