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Le tour a, d’après la mythologie, était inventé par Talos, le neveu de Dédale l’architecte du palais de Knossos en Crète et on y fait déjà mention dans l’Iliade. Mais il est, en fait, beaucoup plus ancien. Il a suivi le chemin des envahisseurs, des commerçants, des navigateurs, d’abord en Méditerranée puis il a traversé la Manche et l’Atlantique. Il apparaît à Sumer vers -3250, en Egypte vers -2750, en Crète vers -2000, en Grèce vers – 1800, en Italie vers -750, en Angleterre vers + 50 et en Amérique vers + 1500.
C’est un disque en bois, en terre-cuite ou en pierre avec un trou central. On y adapte un pivot autour duquel tourne le disque. Un esclave le manoeuvre, donc -du moins à cette époque reculée- il ne s’agit pas d’un tour à pied. Il a permis de fabriquer des céramiques de luxe, aux contours et aux volumes très réguliers. Auparavant, le façonnage se faisait exclusivement à la main, en superposant des boudins d’argile qu’on lissait ensuite avec un couteau.
Le potier signe son oeuvre : ἐποίησει Χ (un tel m’a fait) et on a quelquefois la marque de son pouce sur les anses d’une amphore ou d’un vase !
Plus tard, la céramique passera entre les mains du peintre/décorateur qui peut signer également : ἔγραφσεν Χ ou bien ἔγραψεν Χ (un tel m’a dessiné).
Photo: vase double, musée d’Héraklion. (c) tous droits réservés à GP.