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L’origine de ces mots est ὄστρακον, toute coquille puis la coquille d’huître que l’on utilisait comme bulletin de vote. Les citoyens marquaient sur la coquille (ou tout tesson de poterie que l’on appelait également ὄστρακον par voie de conséquence) le nom de la personne à bannir de la cité, celle qu’ils ostracisaient.
On a découvert un ὄστρακον sur lequel était gravé la phrase « το λιμὸν ὀστρακίδω », formes erronées de « τον λιμὸν ὀστρακίζω » : j’ostracise la faim. Est-ce la revendication d’un citoyen aux revenus modestes ? Un cri de colère devant l’injustice sociale ? La contestation du procédé même de bannissement ?
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