3500 ans et toujours le teint frais …

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L’art pariétal que l’on appelle la fresque, de l’italien a fresco, nécessite une technique très particulière qui superpose plusieurs contraintes.

1° Il faut tout d’abord préparer la paroi avec un enduit pour uniformiser la surface et boucher les aspérités qui feraient des bosses ou des creux au beau milieu de scènes imagées.

2° Puis, il faut maintenir coûte que coûte la paroi humide pour que tout trait de couleur pénètre aussitôt. La première difficulté tient donc au fait d’humidifier en permanence l’enduit.

3° La deuxième difficulté, c’est que les mélanges de pigments doivent avoir la consistance idéale pour ne pas « baver ». Tout le monde a vu le résultat d’une  aquarelle qui n’est pas sèche et qui subit une averse d’été, alors qu’on l’a oubliée sur la table.

La technique de la fresque n’autorise aucune erreur, aucun repentir. Il faut avoir le geste très sûr, les  couleurs ne doivent pas diffuser, le trait fautif ne peut pas être corrigé, tout au plus peut-il être surchargé ! Il faut travailler très vite avant que la paroi ne sèche. Par contre, quand les pigments sont secs, ils deviennent pratiquement indestructibles. C’est pour cette raison que des fresques du XIV° siècle sont encore si pimpantes. Et que dire des fresques d’Akrotiri qui ont plus de 3500 ans ?

Photo: Akrotiri, Santorin. (c) tous droits réservés à GP.

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