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Les citoyens d’Athènes, qui se rendaient aux séances de la Boulé ou la représentaient dans certaines fêtes religieuses, en particulier celles consacrées à la déesse Athéna, étaient défrayés… (encore fallait-il qu’ils arrivent à l’heure aux séances !) Pourquoi ?
1°- Pour rétablir un semblant de justice entre les citoyens riches qui n’étaient pas gênés de devoir négliger leurs affaires ces jours-là et les pauvres qui avaient impérativement besoin du salaire du jour qu’ils consacraient à la bonne marche de la vie publique.
2°- Parce qu’on « achète » plus difficilement un citoyen qui a de quoi vivre. Encore faut-il définir la somme qui suffit à vivre décemment. Ce n’est pas mirobolant ! Pour un conseiller ordinaire : 5 oboles par jour, pour un prytane : 1 drachme… quand on sait que le salaire quotidien d’un ouvrier était de 2 drachmes….
3°- Evidemment, les Bouleutes avaient quelques avantages en nature, comme être exemptés du service militaire pendant l’année de leur exercice ou avoir les places d’honneur au théâtre… mais tout de même, les candidats à la Boulé ne se bousculaient pas !
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