Beurk ! Je me lave avec un squelette …

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On dit que les célèbres pêcheurs d’éponges de Kalymnos sont les plus performants d’Europe, voire du monde !… qu’ils peuvent aller pêcher partout jusqu’aux côtes de Californie sans qu’on leur demande papiers officiels ni autorisation.« Είμαι Καλυμνιώτης, είμαι σφουγγαράς » serait leur seul passeport. Il y a sans doute beaucoup de vrai et un peu de faux dans cette légende…. à moins que cela ne soit l’inverse.

Si actuellement le commerce des éponges est anecdotique, il a été naguère très florissant. Les pêcheurs foulaient aux pieds les éponges sur le pont de leur bateau pour détruire la chair de l’animal -car c’est un animal-, puis les traînaient dans un filet dans le sillage de l’embarcation pour les débarrasser de leur gangue noirâtre et n’en conserver que le squelette. Ensuite, elles séchaient au soleil et on pouvait « shooter », dit-on, dans les éponges qui encombraient les rues de Kalymnos et les faire voler dans le soleil. Pour finir, les artisans avec de gros ciseaux taillaient les éponges pour leur donner une forme régulière et les plongeaient dans le permanganate pour les assouplir et les blanchir.

Une vraie éponge naturelle peut être allongée, cornue ou encore tarabiscotée, elle est marron et râpe la peau. Vous pouvez, pour détruire les petites concrétions calcaires qui la colonisent et la rendent très rugueuse, la faire bouillir quelques minutes dans une cocotte-minute…. pas très folichon, mais efficace !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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