Brume

Nikos KAVVADIAS, Brume.

Temps de lecture: 8 minutes

ΠΟΥΣΙ

Έπεσε το πούσι αποβραδίς

-το καραβοφάναρο χαμένο-

κι´έφτασες χωρίς να σε προσμένω

μές ´στην τιμονιέρα να με δεις.

 

Κάτασπρα φοράς κι ´έχεις βραχεί,

πλέκω σαλαμάστρα τα μαλλιά σου.

Κάτου στα νερά του Port Pegassu

βρέχει πάντα τέτοιαν εποχή.

 

Questions à se poser :

1- Qui est l’interlocuteur du poète ? Y-a-t-il des indices ou des formes grammaticales nous permettant de déterminer son sexe ?

2- A quels temps sont les verbes ?

Réponses aux questions :

1 – Aucune forme grammaticale ne nous permet de déterminer le sexe de la personne. La mention des cheveux, nécessairement longs pour en faire une épissure, ferait penser à une femme mais pour l’instant le doute est permis.

2- La première constatation est qu’il y a beaucoup de verbes pour seulement 8 vers, avec une variété de personnes (je-tu-il/elle) et de temps :

Présent : φοράς, πλέκω, βρέχει. Comme l’indique l’accent en finale et le – α, φοράς est un verbe contracte.

Aoriste : Έπεσε, έφτασες

Subjonctif présent : να προσμένω est issu du présent de l’indicatif, c’est donc une forme continue introduite par χωρίς. Να δεις est issu de l’aoriste de βλέπω, c’est donc une forme momentanée. On sous-entend για.

Participe passé : χαμένο, du verbe χάνω.

Qu’est-ce que c’est que : έχεις βραχεί ? A-t-on affaire à deux verbes au présent ?  La forme βραχεί et son accentuation vous semblent-elles normales pour un présent ?  Si ce ne sont pas deux présents accolés, qu’est-ce-que cela peut bien être ?

Traduction GP :

La brume est tombée vers le soir

– perdu le bateau-phare-

et tu es arrivée sans que je t’attende

dans la timonerie pour me voir.

 

Tu portes des habits tout blancs et tu es trempée,

de tes cheveux je fais une épissure.

Dans les eaux de Port Pégassus,

il pleut toujours en cette saison.

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

 

 

 

 

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