Les parfums de Délos

Raid sur Délos III (suite)

Temps de lecture: 2 minutes

Mardi 28 avril, Mykonos : 8h30.

 C’est un jour ordinaire à Délos, un jour à touristes ! Et il fait beau ! Nous nous conformons aux horaires habituels des bateaux, car aujourd’hui le site est ouvert à tous. Notre arrivée se passe sans complication mais, comme elle est plus tardive que la veille, nous ne passons pas par la maison de fouilles et nous partons directement visiter le quartier du stade et de la synagogue de l’autre côté de l’île. En arrivant devant le musée, nous tournons à gauche et nous empruntons un chemin de terre qui monte légèrement. C’est à nouveau une visite ad hoc, concoctée par Sophie. Elle s’attarde devant une porte, explique inlassablement l’architecture, fonde ses remarques et déduit que nous sommes dans une fabrique de parfums… d’ailleurs de magnifiques tables à parfums en marbre blanc sont bien là pour le confirmer. Le parcours est passionnant, nous remontons le temps, plongeons dans la vie des Déliens de l’Antiquité sans que jamais notre attention ne décroche. Puis c’est l’heure du repas, notre guide nous quitte pour une petite heure et nous nous installons sur la plage pour manger notre casse-croûte. Nous sommes tout à côté de la synagogue, la plus ancienne d’Europe. Une idée saugrenue me vient : si j’étais une petit juif de l’époque, j’aurais dit à mes parents que j’allais à la synagogue et je serais allé me baigner à la place ! J’ai des excuses : l’endroit est idyllique, le temps est beau, un petit vent nous rafraîchit, pas de bruit, la mer bleue azur et les rires des étudiants qui « font leur gage », une plaisanterie collective imaginée avant le départ pour détendre l’atmosphère si le besoin s’en était fait sentir… C’est ce que j’appellerai ensuite dans mon rapport : « un temps de repos et de réflexion » sur la plage de galets devant la synagogue ! Puis nous reprenons notre progression jusqu’au musée. J’entends le guide qui dit amicalement à ses collègues  en nous apercevant : « Είναι οι Γάλλοι μας » « Ce sont nos Français ! » Donc l’Epimélète ne nous a pas fait finalement de mauvaise publicité ….  Dans chaque salle, notre archéologue nous montre, explique, enseigne, met en lumière, compare ce qui est grec et ce qui est romain, sans oublier de nous signaler les objets usuels des anciens habitants de Délos qui témoignent aussi de leurs préoccupations quotidiennes. Il est 16h, nous repartons vers Mykonos et à force de crapahuter dans les cailloux et les vieilles pierres nous en avons plein les pattes ! Nous dormons à moitié sur le bateau …

Photo: Délos, maison des parfumeurs, table de parfumeur. (c) tous droits réservés à GP.

 

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