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Accentuation, deuxième marche.
Un peu des deux …. En grec, on a affaire à :
A)- un accent d’intensité.
i.e. on prononce la syllabe accentuée (car même si l’accent n’est noté que sur la voyelle, c’est toute la syllabe qui en est affectée) un peu plus fort que les autres. C’est le cas de beaucoup de langues du pourtour méditerranéen.
B)-C’est également un accent de hauteur.
Actuellement, on prononce la syllabe accentuée légèrement plus haut que les autres, mais dans l’Antiquité la différence pouvait être d’une quinte ! Dans le cas d’un accent circonflexe, il fallait faire toute « une gymnastique vocale » : d’abord monter d’une quinte dans la phase ascendante de l’accent, puis descendre d’une quinte dans la phase descendante. C’était plus facile à faire sur une diphtongue (αῦ,οῦ…) mais beaucoup plus compliqué sur une voyelle longue (ῶ, ῆ ) ! Cela donnait lieu à une sorte de modulation qu’on serait bien embarrassés de reproduire de nos jours. Seuls les locuteurs de langues à modulations savent comment faire.
Nous devons donc nous contenter de ce que nous savons faire. En général on trouve très acceptable de prononcer le grec ancien comme le grec moderne :
Pour marquer l’accent, prononcez un chouïa plus haut et un chouïa plus fort !
photo: Ancienne Théra, Santorin. (c) tous droits réservés à GP.