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Quelqu’un vient dire qu’il y aura 20 minutes de retard… je ne sais pas de quoi on parle ! En haut, un autel de pierre auprès duquel tout le monde se presse. La grotte est assez petite, bien éclairée par les cierges et je fais comme tout le monde, au bout de 3 minutes je redescends les marches mal éclairées, obligeant ceux qui montent à se serrer comme ils peuvent contre la rambarde au-dessus de l’eau. Puis l’attente sous un grand préau. Des enfants jouent à donner des coups de pieds dans les graviers, des mères chargées de cierges enrubannés parlent entre elles, des hommes font des allées et venues et à ce stade-là, je ne sais pas vraiment ce que je suis en train d’attendre ! Atmosphère familiale et bienveillante, personne ne s’énerve et le monsieur, à qui je demande ce qu’on attend enfin, a la gentillesse de ne pas me poser les questions habituelles. On attend l’avion qui vient d’Athènes et qui apporte « το φως » dans l’île, comme dans toutes les îles grecques ! L’avion a du retard, 20 minutes exactement…. Soudain un mouvement de foule, un prélat escorté par des soldats porte dans ses mains comme un ciboire lumineux. Les gens se pressent autour de lui, il monte les marche vers la grotte et fait un sermon plus qu’une prière. A moment donné, il se trompe et rit. Puis des personnes descendent, un cierge à la main et partagent la lumière avec tous ceux qui ont pensé à prendre un cierge (en l’occurrence, pas moi ! ). Quelques minutes après, tout le monde se disperse tranquillement et sans hâte, repasse le portail de la base qui se referme jusqu’à l’année prochaine. (συνέχεια / à suivre)
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